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L’indice de référence des loyers du 2e trimestre 2026 vient d’être communiqué par l’Insee. En hausse de 1,15 % sur un an, il permet de revaloriser dans les mêmes proportions certains loyers d’habitation.
Selon les dernières données publiées par l’Insee, l’indice de référence des loyers (IRL) s’établit à 148,37 au 2e trimestre 2026, contre 146,68 un an auparavant. Sa progression annuelle atteint ainsi 1,15 %, après une hausse de 0,78 % au trimestre précédent.
Par dérogation, l’indice ressort à 146,94 en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion et à Mayotte. Il s’établit à 146,22 en Corse. Sa variation annuelle demeure toutefois identique : +1,15 %.
Le propriétaire d’un logement loué vide ou meublé peut réviser le loyer une fois par an, à la date prévue dans le bail ou, à défaut, à sa date anniversaire. Mais cette révision n’est possible que si le contrat comporte une clause d’indexation.
La hausse appliquée ne peut pas dépasser l’évolution annuelle de l’IRL. Elle n’est donc ni obligatoire ni nécessairement égale à ce plafond.
Le calcul s’effectue sur le loyer hors charges selon la formule suivante :
Loyer en cours × nouvel IRL du trimestre de référence ÷ IRL du même trimestre de l’année précédente
Prenons l’exemple d’un loyer mensuel hors charges de 1 000 €, révisable selon l’IRL du 2e trimestre :
1 000 € × 148,37 ÷ 146,68 = 1 011,52 €
Le propriétaire peut donc augmenter ce loyer de 11,52 € par mois au maximum.
Lorsque le bail ne précise pas le trimestre de référence, il convient de retenir le dernier indice publié à la date de sa signature.
La révision est interdite pour les logements classés F ou G au diagnostic de performance énergétique lorsque le bail a été signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022 en métropole.
En Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion et à Mayotte, cette interdiction concerne les baux signés, renouvelés ou tacitement reconduits depuis le 1er juillet 2024.
À noter : même lorsqu’une clause de révision est prévue, l’augmentation n’est pas automatique. Le bailleur dispose d’un an pour la demander. Passé ce délai, il perd le bénéfice de la révision pour l’année écoulée. La hausse ne s’applique qu’à compter de sa demande et ne peut pas être rétroactive.