La Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (LFSS 2026), publiée le 31 décembre 2025, modifie la fiscalité applicable à une partie des revenus du capital. À compter du 1er janvier 2026, le taux de Contribution Sociale Généralisée (CSG) est relevé pour plusieurs catégories de revenus financiers et produits d’épargne.
Il est toutefois essentiel de le souligner dès l’abord : cette évolution n’est pas générale. Tous les revenus du patrimoine ne sont pas soumis à cette hausse. La réforme cible principalement les revenus financiers et certains produits de placement, tandis que d’autres formes d’épargne, notamment l’assurance-vie et l’immobilier, restent en dehors de son champ d’application.
Une CSG portée à 10,6 % pour une partie des revenus du capital
Jusqu’au 31 décembre 2025, la CSG prélevée sur les revenus du capital visés par la réforme s’élevait à 9,2 %. Depuis le 1er janvier 2026, ce taux est désormais fixé à 10,6 %, soit une augmentation de 1,4 point.
Cette hausse s’inscrit dans un mouvement plus large de renforcement des prélèvements sociaux sur certains revenus financiers, sans pour autant remettre en cause l’ensemble des régimes existants.
Une hausse qui se répercute sur l’ensemble des prélèvements sociaux
La CSG ne constitue qu’un élément des prélèvements sociaux. Son augmentation entraîne mécaniquement une progression du taux global, qui passe :
- de 17,2 %
- à 18,6 % à compter du 1er janvier 2026
Concrètement, pour les gains et revenus entrant dans le champ de la réforme, la fiscalité sociale s’alourdit, réduisant d’autant le rendement net perçu par l’épargnant ou l’investisseur.
Une Flat Tax désormais fixée à 31,4 %
Cette évolution a également un impact direct sur le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), plus connu sous le nom de Flat Tax.
Le PFU reste structuré de la même manière :
- 12,8 % d’impôt sur le revenu
- auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux
Avec un taux global de prélèvements sociaux porté à 18,6 %, la Flat Tax atteint désormais :
31,4 %, contre 30 % auparavant.
Même si la hausse peut paraître limitée, elle a un effet immédiat et mesurable sur la rentabilité des placements soumis à ce régime.
Quels revenus et placements sont impactés en 2026 ?
La LFSS 2026 introduit une distinction claire entre les revenus soumis à la hausse de la CSG et ceux qui conservent le taux antérieur. Cette distinction est déterminante pour apprécier l’impact réel de la réforme sur une stratégie patrimoniale.
| Impacté | Non impacté |
|---|---|
| Dividendes | Assurance-vie |
| Plus-values mobilières (actions, obligations) | Revenus fonciers |
| PEA / CTO | Plus-values immobilières |
| Produits d’épargne salariale | Épargne réglementée |
| Location meublée non professionnelle | Épargne logement |
| Comptes à terme et livrets fiscalisés | |
| PER | |
| Plus-values professionnelles à long terme |
Le cas particulier du PEA : un point de vigilance majeur
Le Plan d’Épargne en Actions (PEA) mérite une attention spécifique. Les textes rappellent un principe fondamental : le taux de prélèvements sociaux applicable aux gains est celui en vigueur au moment du retrait ou de la clôture du plan, et non celui applicable lors de la réalisation des plus-values.
En pratique, cela signifie que des gains générés avant 2026 peuvent, lors de leur sortie, être soumis au nouveau taux de 18,6 %. Cet effet, parfois qualifié de rétroactif, peut modifier sensiblement la fiscalité finale du PEA et doit être intégré dans toute réflexion sur les arbitrages ou les retraits.
Ce qu’il faut retenir
- La CSG est portée à 10,6 % à compter du 1er janvier 2026 pour une partie des revenus du capital
- Les prélèvements sociaux atteignent 18,6 % pour ces revenus
- La Flat Tax s’établit désormais à 31,4 %
- L’assurance-vie et l’immobilier restent en dehors du champ de la réforme
- Le PEA appelle une vigilance particulière lors des sorties
Dans ce nouveau contexte fiscal, une analyse fine de la structure de son patrimoine et des supports détenus devient indispensable afin d’optimiser la fiscalité et préserver le rendement net des placements.